Traditionnellement, la linguistique a été perçue comme un outil au service de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL). Cette perception limite souvent cet outil au langage utilisé par le coach et le coaché, visant à aider ce dernier à atteindre l'état désiré. Mais a-t-on envisagé la PNL comme un outil au service de la linguistique ?
La PNL offre aux linguistes un vaste champ de recherche en linguistique appliquée. Notre objectif est de montrer que les interactions entre la linguistique et la PNL sont bidirectionnelles et que la théorie de la troisième articulation du langage a un rôle considérable dans la détermination de l’efficacité d’un protocole de programmation neurolinguistique.
En PNL, le choix des unités prédicatives par le coaché n'est pas arbitraire. Il doit tenir compte, d'une part, des méta-programmes du sujet, c'est-à-dire de ses "filtres" et "modèles de pensée" qui influencent sa perception du monde, son comportement et ses réactions dans diverses situations. D'autre part, il doit considérer son « univers de croyance » pour garantir un meilleur résultat. Par exemple, il serait incongru de parler à un kinesthésique du "pouvoir de la parole" ou de ce qui pourrait être "un plaisir pour les yeux", car ses filtres diffèrent de ceux d'un sujet auditif ou visuel. Les unités de la troisième articulation du langage interviennent, ainsi, pour renforcer ces filtres étant elles-mêmes chargées, au niveau de leur combinatoire interne, d'ancres lexicales encapsulant les filtres relatifs à chaque type de sujet. Il s’agit d’étudier dans la présente étude l’apport de la théorie de la troisième articulation du langage dans la constitution d’un référentiel des prédicats visant à faciliter l’appréhension des méta-programmes respectifs des sujets.
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Vol. 36 (2024)
Publié: 2025-01-17