L'article constate d'abord qu'on ressent actuellement un immense besoin d'une ontologie du travail humain, c.-à-d. d'une théorie générale du travail, qui serait partie intégrante d'une anthropologie du travail au sens large. Ce devrait être une théorie de type inductif. La métaphysique traditionnelle parlait du travail d'une façon statique et abstractive; il en découlait, par suite de la notion du travail „comme tel", du travail „en général", une façon objective d'en traiter, le travail étant considéré comme facteur de production tout comme la propriété et le capital. Il est impossible de définir le travail humain une fois pour toutes. La notion de travail humain, en effet, est conditionnée par le développement social et économique. On remarque actuellement, par suite des changements sociaux et économiques, un décalage dans la position et le prestige social du travail. La cause en est, entre autres, dans le fait que le travail est devenu dans le monde contemporain le moyen le plus répandu d'entretien. La couche sociale des ouvriers embauchés est la plus nombreuse parmi toutes les couches sociales, et avec toute la classe des ouvriers elle constitue dans la société moderne une couche „instruite". Il en résulte que la société contemporaine est qualitativement différente de celle du XVII ou XIX siècle, époques qui nous fournissent le gros de nos idées sur la vie sociale. Cette situation doit, nous amener à transformer les structures sociales inadéquates, provenant d'une autre époque, parmi elles, l'entreprlse. La structure sociale de l'entreprise est le reflet du modèle monarchique, fondée sur un système de dépendance et de subordination, voire de sujétion, alors que, de par le monde contemporain se produit un processus de démocratisation fondamentale (M. Mannheim). Sur le terrain de l'entreprise cela se manifeste dans la tendance des ouvriers à participer dans la direction de l'entreprise, dans les bénéfices et dans la propriété de l'entreprise. Le point final est toutefois la participation dans la direction. Il résulte du fait même du travail et non de la participation dans les bénéfices ou la propriété. Les étapes de la transformation de la structure de l'entreprise se dérouleront en fonction de la structure sociale de l'État. Les transformations sociales doivent comporter également des transformations de la conscience. C'est ainsi que doit changer la motivation du travail. C'est le motif du gain qu'do minait jusque là. Dans le passé, en effet, la propriété et le capital étaient à peu près les seules marques du prestige et de l'autorité sociale. L'auteur estime que la motivation du travail est question d'éducation (socialisation). Le motif du gain n'est donc pas lié avec la nature humaine et avec sa prétendue détermination à n'entreprendre le travail que pour cause de gain. Aujourd'hui on ressent le besoin d'une motivation plus sociale du travail. C'est là une chance pour l'Eglise.
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Tom 6 (1973)
Opublikowane: 10.03.2021

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