L'article se fait écho des protestations qui s'élèvent dans l'Église contre le droit. Cette situation, dans laquelle percent des tendances à la spiritualisation, exige une réflexion sur les fondements du droit ecclésiastique. Il ne suffit pas de prendre le droit comme postulat de la vie de l'Église ou même de reconnaître le fait de son existence — et lui donner une interprétation théologique. C'est pourquoi l'article s'efforce de montrer les fondements ontologiques du droit ecclésiastique. L'examen de ces fondements est actuellement une tâche primordiale pour la théologie du droit. L'idée de la sacramentalité de l'Église nous est, ici, d'un grand secours. Si on considère l'Église comme le sacrement de la miséricorde divine, on comprend mieux le sens et le rôle de la société ecclésiastique. Car c'est en tant que société que l'Église est un signe sacramentel. Elle ne serait pas sacrement, si elle ne remplissait pas toutes les conditions de la définition de la société. Cela permet de conclure que les fondements ontologiques du droit ecclésiastique se trouvent dans le mystère même de l'Église, dans sa sacramentalité. L'existence du droit dans l'Église n'est donc pas seulement un postulat de la vie sociale, il ne découle pas de prémisses sociologiques, mais de principes théologiques. Sans le droit, l'Église ne serait pas Église.
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Tom 5 (1972)
Opublikowane: 10.03.2021

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