Le volume 25 de Neophilologica réunit un ensemble d’études consacrées aux relations entre sémantique, syntaxe et structuration du lexique dans les langues romanes, ainsi qu’à leurs prolongements dans la linguistique contrastive, la traduction et le traitement automatique du langage. Les contributions rassemblées dans ce numéro offrent une exploration approfondie des interactions entre structure linguistique, conceptualisation et usage discursif, en mettant l’accent sur les approches théoriques contemporaines et leurs applications méthodologiques.
Un premier ensemble d’articles aborde les questions théoriques liées à la structure prédicative et à l’organisation du lexique. Anna Czekaj ouvre le volume avec une réflexion sur la pertinence de la notion de verbe support dans « Verbes supports ? — quelques réflexions sur la pertinence du terme », examinant l’évolution de ce concept dans la tradition du LADL et dans l’approche de G. Gross. Dans la même perspective lexicosémantique, Beata Śmigielska analyse « Hiérarchie conceptuelle du champ sémantique de la communication linguistique dans le cadre de l’approche orientée objets », tandis qu’elle étudie également les problèmes de valence et de hiérarchie des arguments dans « Le problème de la valence et de l’ordre des prédicats dans la conception des structures prédicat-arguments de Stanisław Karolak ».
Plusieurs contributions explorent ensuite les méthodes de représentation lexicale et de modélisation des données linguistiques, notamment dans la perspective de la linguistique computationnelle. Magdalena Perz examine les divergences de conceptualisation entre langues dans « Différences dans la conceptualisation entre le français et le polonais selon l’approche orientée-objets », tandis que Sonia Szramek-Karcz compare deux modèles de bases lexicales dans « L’Approche Orientée Objets ou l’EuroWordNet s’adapte mieux à la traduction automatique ? ». La problématique de la traduction automatique et des outils numériques est également abordée par Aleksandra Żłobińska-Nowak dans « Traduction automatique des langues — espérances et enjeux des outils appliqués ».
Un autre axe majeur du volume concerne l’analyse du discours et de la structure informationnelle. Ewa Miczka étudie l’organisation thématique du discours dans deux contributions : « L’enchaînement entre les segments thématiques — unités supraphrastiques de la structure informationnelle du discours » et « L’hyperthème et le thème généralisant dans la structure informationnelle du discours ». Dominika Topa-Bryniarska examine quant à elle les mécanismes axiologiques dans « Les moyens sémantico-rhétoriques de valorisation dans les structures axiologiques de l’éditorial sociopolitique », tandis qu’Agnieszka Pastucha-Blin analyse les stratégies discursives dans « La langue au service de la persuasion ».
Enfin, plusieurs articles abordent les questions de traduction, de didactique et de variation linguistique. Teresa Muryn propose une étude contrastive polonais-français dans « Le rôle de la détermination du nom dans le calcul aspectuel », tandis qu’Aleksandra Paliczuk examine les liens entre linguistique et pédagogie dans « La linguistique et l’enseignement des langues étrangères ». Les dimensions culturelles et spécialisées de la traduction sont également abordées dans les contributions d’Aniela Kucharska sur la langue juridique espagnole, d’Agnieszka Palion-Musioł sur l’audiodescription et de Monika Sułkowska sur le figement en didactique de traduction.
Vol. 36 (2024)
Publié: 2024-12-31
10.31261/NEO