Le volume 24 de Neophilologica réunit un ensemble de contributions consacrées aux dimensions sémantiques, syntaxiques et discursives des langues romanes, avec une attention particulière portée à l’espagnol dans une perspective contrastive et interlinguistique. Les études réunies dans ce numéro illustrent la diversité des approches contemporaines en linguistique, allant de la sémantique lexicale et cognitive à l’analyse du discours, en passant par la linguistique contrastive, la traduction et la didactique des langues.
Un premier axe thématique concerne les représentations conceptuelles et les structures sémantiques liées aux émotions et aux expériences humaines. Joanna Adamiczka examine dans « La imagen conceptual de la alegría reflejada en los fraseologismos españoles y polacos » la conceptualisation de l’émotion de la joie dans la phraséologie espagnole et polonaise. Dans une perspective similaire de linguistique cognitive, Agata Gołąb analyse « Conceptualización del miedo en el registro coloquial del español », tandis qu’Aleksandra Gajos étudie les scénarios discursifs associés à la colère dans « Diversos escenarios de las emociones del grupo IRA ».
Un deuxième ensemble d’articles porte sur les structures grammaticales et les phénomènes syntaxiques, souvent dans une perspective comparative. Janusz Bień explore les tendances nominales et verbales dans « Tendencias nominales y verbales en la lengua. Estudio contrastivo hispano-polaco ». Jadwiga Linde-Usiekniewicz s’intéresse aux structures relatives dans « Acerca de las oraciones pseudorrelativas y oraciones relativas de varios tipos », tandis que Wiaczesław Nowikow examine l’emploi des temps verbaux espagnols dans « Sobre el valor gramatical de los tiempos canté y cantaba y su empleo en contextos de [± delimitación temporal] ».
La linguistique du discours et la pragmatique constituent un autre domaine central du volume. Marek Baran analyse les fonctions interactionnelles des marqueurs discursifs dans « Acerca de la recategorización interaccional de los marcadores discursivos ». Agnieszka Grzywna étudie les connecteurs dans le discours politique dans « El discurso político y los conectores. Sobre el papel de los marcadores discursivos », tandis que Sabina Deditius examine la métaphore comme stratégie persuasive dans « La metáfora como mecanismo de persuasión en el discurso coloquial de los raperos ».
Plusieurs contributions abordent également la phraséologie, la lexicologie et l’histoire du lexique. Monika Lisowska s’intéresse au vocabulaire dénigrant dans « Sobre el insulto y el léxico denigratorio », tandis qu’Ewa Stala analyse les doublets étymologiques de l’espagnol dans « Dobletes etimológicos en el español 1611–1739 ». Les aspects culturels de la phraséologie hispanique sont examinés par Agnieszka Szyndler dans « La diversidad dentro de la unidad: los aspectos culturales de la fraseología hispana ».
Enfin, plusieurs articles explorent les questions de traduction, de contact linguistique et de didactique des langues. Iwona Kasperska traite de la traduction interculturelle dans « ¿Cómo explicar el Nuevo Mundo al receptor polaco contemporáneo? Traducción interlingual e intercultural en las crónicas de la Conquista », tandis que Joanna Kudełko analyse la traduction des éléments culturels dans les textes touristiques. Tomasz Sobański examine quant à lui l’acquisition de l’intonation espagnole par des apprenants polonais dans « Adquisición de los patrones entonativos españoles por los alumnos polacos de ELE ».
Vol. 36 (2024)
Publié: 2024-12-31
10.31261/NEO